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Centre national de ressources et d'information sur l'intelligence économique et stratégique

Du bon usage du sourcing en IE

Benoît Maille, chef de projet intelligence économique au sein de la CCI Paris Île-de-France, institution partenaire du Portail de l'intelligence économique, expose ici les méthodes pour rechercher efficacement sur internet des informations sur les entreprises et leur environnement de marché.

En matière d’intelligence économique, la mobilisation des bonnes sources d’information s’avère essentielle. Il existe certes plusieurs façons de faire mais, d’une manière générale, on peut affirmer que le choix d’une source dépend avant tout du type d’information recherchée (avis de consommateurs, études de marché, liste d’entreprises, statistiques…), de l’usage que l’on souhaite en faire (analyse quantitative ou qualitative, benchmarking, intégration à un processus de veille…) et des contraintes propres à la recherche (confidentialité, périodicité de mise à jour, sources gratuites / payantes…).

Il est également important d’évaluer la qualité d’une source avant de la retenir (fiabilité, méthodologie suivie pour l’élaboration de l’information, structuration…). Il n’y a ainsi pas de source parfaite, simplement des sources adaptées ou non à la démarche d’investigation engagée. Retenons cependant comme principes que, pour une information donnée, il est préférable de remonter à la source initiale et que, d’autre part, une combinaison de plusieurs sources paraît, la plupart du temps, nécessaire.

Si l’on se focalise sur les sources d’information numérique, qui ne sont bien sûr pas les seules, et que l’on s’intéresse d’abord aux sources concurrentielles, deux cas de figure se présentent : la recherche d’information porte sur une (ou plusieurs) entreprise(s) ou elle a trait à un (ou plusieurs) marché(s).

Dans le premier cas, il s’agit d’abord d’identifier l’entreprise en question. Pour cela, on peut utiliser un annuaire généraliste, comme Kompass, ou spécialisé (par exemple, un de ceux publiés par les membres de l’UNIREL), un catalogue de salon (liste des salons sur Salons Online) ou une liste d’adhérents d’une association professionnelle (ces associations sont indentifiables sur Syndicannu).

Il convient ensuite de vérifier la solidité de cette entreprise et ses éléments financiers sur le RNCS. Des bases comme Bilans Gratuits, Infogreffe ou Societe.com peuvent y aider.

Pour étudier cette entreprise, son/ses site(s) internet constitue(nt) un bon point de départ mais il est également possible de recourir à des agrégateurs d’information sur les entreprises tels que Corporama ou Strategator. Cela est plus particulièrement adapté pour une petite entreprise et fait gagner du temps par un balayage à 360°. Mais rien n’interdit d’explorer davantage certaines sources comme les bases d’appels d’offres (MarchésOnline), d’avis de salariés (Meilleures-entreprises), de brevets (INPI), des dessins et modèles (INPI), de marques commerciales (INPI), de noms de domaines (AFNIC), les articles de presse (Google News), les offres d’emploi (Indeed) ou les réseaux sociaux (Socialmention).

Dans le second cas, celui de la recherche d’information sur un marché, il est commode de partir d’une liste de favoris (bookmarks) déjà constituée par un internaute qui s’est intéressé à ce secteur d’activité – voire d’études de marché déjà toutes faites (ReportLinker). Mais cela ne répond pas toujours au besoin considéré. Si donc l’on veut mener soi-même son étude de marché, on peut s’appuyer sur les titres de presse sectorielle (qu’on aura repérés sur Press Directory), les publications des associations professionnelles (associations identifiées sur Syndicannu) et les données statistiques des administrations (Services statistiques ministériels).

Par ailleurs, d’autres services se révèlent utiles. Par exemple, pour effectuer des comptages d’entreprises par code APE et par zone géographique (AEF), pour obtenir des statistiques du commerce extérieur français (Le Kiosque.Finances) ou pour réutiliser des données publiques ouvertes (Data.gouv).

Un certain nombre de ces services comportent des équivalents internationaux. Par exemple, pour les informations sur une entreprise, on peut interroger des annuaires d’entreprises (Kompass), des bases d’avis de salariés (Glassdoor), de brevets (Espacenet), des listes de salons professionnels (EventsEye) ou des registres nationaux d’entreprises (Info-clipper). Pour les informations sur un marché, on recourra plutôt à des associations professionnelles (Planet Expert), à des bases d’études de marché (Market Research), aux organismes statistiques nationaux (UNstats), aux statistiques du commerce international (Trade Map) ou à la presse locale (Google News).

En conclusion, on rappellera que ces sources d’information ne peuvent délivrer toutes leurs richesses qu’à la condition d’être méthodiquement interrogées, par des stratégies progressives et complémentaires, qui tiennent compte des contraintes et limites des dites sources.

Benoît Maille / CCI Paris Ile-de-France - ARIST


Pour aller plus loin et retrouver tous les articles de Benoît Maille :

- "La veille, point de départ d’une démarche d’intelligence économique", 13.01.2015
- "La réputation de l'entreprise sur internet", 20.01.2015
- "Le developpement de l'influence sur les réseaux sociaux ", 27.01.2015



Catégorie : TIC et systèmes d'information
Dernière modification le 24/02/16

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