L’Etat fait renaître Bull de ses cendres

L’Agence des participations de l’État (APE) a officialisé ce 29 janvier la reprise des activités de Bull à Atos, notamment de supercalcul. Cela marque la renaissance d’un fleuron de l’industrie française, portée par l’État, avec pour ambition de renforcer la souveraineté numérique et technologique de la France dans un contexte international à la fois concurrentiel et sous tension.

Un sauvetage stratégique dans un cadre renouvelé

L’entreprise fondée en 1931 est un emblème de l’histoire technologique française. Après son rachat par Atos en 2014 et le regroupement de ses activités historiques sous l’égide de la marque Eviden, l’Agence des participations de l’Etat a engagé une démarche de rachat, dont la réalisation est attendue au premier semestre 2026.

Ce rachat viserait à garantir une stabilité favorable à la trajectoire dynamique de l’entreprise, forte de 2500 ingénieurs et experts, et d’une R&D revendiquant près de 1500 brevets, d’après le communiqué publié sur le site de Bull.

Avec son ambition de « fournir des technologies de calcul et d’IA puissantes, durables et souveraines, au service d’une innovation maîtrisée et responsable pour les États et les industries », Bull constitue un actif stratégique pour rester dans la course face aux Etats-Unis et à la Chine sur les enjeux, notamment, de développement et de déploiement de l’intelligence artificielle dans les chaînes de valeur, tout en garantissant une maîtrise souveraine des données.

Théophile L.

Club Industrie et Souveraineté

 

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