[Conversation] L’indépendance de l’industrie de défense française vue par Nicolas Dhuicq (Partie 2/2)
Suite et fin de l’interview de Nicolas Dhuicq.
Quelle est la portée réelle de la nouvelle procédure de contrôle des investissements étrangers ?
Suite et fin de l’interview de Nicolas Dhuicq.
Quelle est la portée réelle de la nouvelle procédure de contrôle des investissements étrangers ?
Depuis la révolution numérique, le fact-checking n’a cessé d’évoluer. Face à la multiplication de la désinformation, ce travail de vérification s’est progressivement étendu à l’ensemble des informations véhiculées dans l’espace public. A l’ère d’internet, l’information circule très rapidement, la désinformation devient si facile à produire et à diffuser qu’il est important pour chacun de développer des compétences en vérification.
La France, leadeur européen du « cheveu de verre », dénonce la concurrence chinoise sur le marché. Si l’Hexagone produit 50% de la fibre déployée en Europe, la Chine représente en comparaison 58% du marché mondial de la fibre optique. Le gouvernement français s’est fixé des objectifs ambitieux pour 2022 : développer la fibre chez 35 millions de locaux professionnels et d’habitation à un moindre coût.
Le 24 octobre 2019, le lancement du chantier de la première frégate de défense et d’intervention (FDI) de Naval Group a servi d’occasion à la signature d’une lettre d’intention par le ministre de la Défense grec. Le projet de contrat qui en découlait concernait l’achat de deux frégates FDI pour la marine grecque. Cependant, la signature de ce contrat est interrompue par la proposition de vente non sollicitée de l’américain Lockheed Martin relative à quatre frégates américaines Multi-Mission Surface Combattant (MMSC). Depuis lors, Paris et Washington se livrent une véritable guerre économique sur ce marché, entre négociations, influence, vente d’Etat à Etat pour la France et FMS (Foreign Military Sales) pour les Etats-Unis.
Récemment, le fonds américain Searchlight Capital Partners a réalisé une OPA sur Latécoère, fleuron français de l’aéronautique. L’État, via son dispositif de contrôle des investissements étrangers en France, a avalisé l’opération à condition que les Américains permettent à un investisseur agréé de siéger au conseil d’administration et de détenir 10% du capital de Latécoère.
2019 a été riche en mutations pour les organismes étatiques en matière de renseignement économique. A l’occasion de cette nouvelle année, le Portail de l’IE revient sur les dernières évolutions et les prochains défis à relever.
Lancée en 2011, la construction du grand barrage éthiopien de la Renaissance (GERD – grand ethiopian renaissance dam) redistribue les cartes dans cette région du monde où l’eau est une ressource éminemment stratégique. Ayant bénéficié pendant de nombreuses années d’une quasi-exclusivité de l’exploitation du Nil, l’Égypte est attaquée dans ses prérogatives. Les ambitions économiques et les appétits de puissance pleinement assumés de l’Éthiopie viennent bouleverser les rapports de force géopolitiques et stratégiques établis dans la région.
Avec l’accroissement des applications spatiales, la densification du trafic et la multiplication des nouveaux acteurs, l’espace extra-atmosphérique tend à devenir un environnement de confrontations économiques et politiques. Par ailleurs, l’arsenalisation et l’affirmation des rapports de force – traduites entre autres par la mise au point de missiles antisatellites ou de satellites militaires manœuvrant – poussent aujourd’hui à reconsidérer l’importance de la surveillance de l’espace. Cette dernière s’impose désormais comme un élément de souveraineté structurant et incontournable pour les États.
Alors que la guerre économique bat son plein, ces dix dernières années ont vu émerger différents groupes désignés par les services spécialisés sous le nom d’APT.
Les 29 octobre 2018 et 10 mars 2019, deux moyen-courriers Boeing 737 MAX s’écrasent, tuant plusieurs centaines de passagers et personnels navigants. Immédiatement après le second crash, l’ensemble de la flotte des 737 MAX est interdite de vol. L’objectif est ici de déterminer le périmètre des risques afin d’évaluer leur impact, d’abord pour Boeing puis pour d’autres entités concernées par cette interdiction de vol.
Suite et fin de l’interview de Nicolas Dhuicq.
Quelle est la portée réelle de la nouvelle procédure de contrôle des investissements étrangers ?
Depuis la révolution numérique, le fact-checking n’a cessé d’évoluer. Face à la multiplication de la désinformation, ce travail de vérification s’est progressivement étendu à l’ensemble des informations véhiculées dans l’espace public. A l’ère d’internet, l’information circule très rapidement, la désinformation devient si facile à produire et à diffuser qu’il est important pour chacun de développer des compétences en vérification.
La France, leadeur européen du « cheveu de verre », dénonce la concurrence chinoise sur le marché. Si l’Hexagone produit 50% de la fibre déployée en Europe, la Chine représente en comparaison 58% du marché mondial de la fibre optique. Le gouvernement français s’est fixé des objectifs ambitieux pour 2022 : développer la fibre chez 35 millions de locaux professionnels et d’habitation à un moindre coût.
Le 24 octobre 2019, le lancement du chantier de la première frégate de défense et d’intervention (FDI) de Naval Group a servi d’occasion à la signature d’une lettre d’intention par le ministre de la Défense grec. Le projet de contrat qui en découlait concernait l’achat de deux frégates FDI pour la marine grecque. Cependant, la signature de ce contrat est interrompue par la proposition de vente non sollicitée de l’américain Lockheed Martin relative à quatre frégates américaines Multi-Mission Surface Combattant (MMSC). Depuis lors, Paris et Washington se livrent une véritable guerre économique sur ce marché, entre négociations, influence, vente d’Etat à Etat pour la France et FMS (Foreign Military Sales) pour les Etats-Unis.
Récemment, le fonds américain Searchlight Capital Partners a réalisé une OPA sur Latécoère, fleuron français de l’aéronautique. L’État, via son dispositif de contrôle des investissements étrangers en France, a avalisé l’opération à condition que les Américains permettent à un investisseur agréé de siéger au conseil d’administration et de détenir 10% du capital de Latécoère.
2019 a été riche en mutations pour les organismes étatiques en matière de renseignement économique. A l’occasion de cette nouvelle année, le Portail de l’IE revient sur les dernières évolutions et les prochains défis à relever.
Lancée en 2011, la construction du grand barrage éthiopien de la Renaissance (GERD – grand ethiopian renaissance dam) redistribue les cartes dans cette région du monde où l’eau est une ressource éminemment stratégique. Ayant bénéficié pendant de nombreuses années d’une quasi-exclusivité de l’exploitation du Nil, l’Égypte est attaquée dans ses prérogatives. Les ambitions économiques et les appétits de puissance pleinement assumés de l’Éthiopie viennent bouleverser les rapports de force géopolitiques et stratégiques établis dans la région.
Avec l’accroissement des applications spatiales, la densification du trafic et la multiplication des nouveaux acteurs, l’espace extra-atmosphérique tend à devenir un environnement de confrontations économiques et politiques. Par ailleurs, l’arsenalisation et l’affirmation des rapports de force – traduites entre autres par la mise au point de missiles antisatellites ou de satellites militaires manœuvrant – poussent aujourd’hui à reconsidérer l’importance de la surveillance de l’espace. Cette dernière s’impose désormais comme un élément de souveraineté structurant et incontournable pour les États.
Alors que la guerre économique bat son plein, ces dix dernières années ont vu émerger différents groupes désignés par les services spécialisés sous le nom d’APT.
Les 29 octobre 2018 et 10 mars 2019, deux moyen-courriers Boeing 737 MAX s’écrasent, tuant plusieurs centaines de passagers et personnels navigants. Immédiatement après le second crash, l’ensemble de la flotte des 737 MAX est interdite de vol. L’objectif est ici de déterminer le périmètre des risques afin d’évaluer leur impact, d’abord pour Boeing puis pour d’autres entités concernées par cette interdiction de vol.